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Le Blanc d'Espagne

Les Origines du Blanc d'Espagne:

    Dans les années 1850, une petite Fabrique de Blanc d'Espagne a vu le jour à Nouvion et Catillon, suite à un procédé nouveau de préparation du Lin.

La Naissance de la Première Installation:

    Elle a débuté avec l'Abbé, Architecte Théodule Callay ( qui a construit deux magnifiques nefs dans l'Église St Rémi de Nouvion et Catillon ), M. Blin ("mon arrière grand-père") et quelques ouvriers.

Qu'est ce que le Blanc d'Espagne ?:

     Tout simplement du calcaire privé de ses impuretés.

Son Procédé de Fabrication:

"Le procédé de fabrication consistait à écraser la pierre calcaire mélangée à de l'eau. De nos jours, la première installation prêterait à sourire."

    Une meule en fonte d'une tonne environ, montée sur un bras de 4,50 m, était actionnée par un cheval dans une rigole circulaire où elle broyait la pierre.
    La rigole était parcourue par un courant d'eau provenant d'une pompe entraînée par un pignon central commande par un arbre de transmission relié à la pompe.
    L'eau circulait en permanence dans la rigole, la pierre broyée s'y mélangeait, constituant une sorte d'eau blanchâtre qui s'écoulait par un bouchon de sortie dans une autre rigole circulaire, où les impuretés se déposaient selon leur masse moléculaire. 
    Ce parcours terminé, cette eau blanchâtre débarrassée de ses impuretés tombait dans des fosses d'environ 4 m sur 2 et 2 m de profondeur. 
    Le blanc d'Espagne se déposait alors au fond des fosses par décantation et l'eau, bleu clair, s'échappait par un trou latéral pratiqué à quelques centimètres de la surface. Il fallait 3 à 4 jours pour qu'une fosse soit remplie de blanc d'Espagne.
    Mais ce n'est pas tout, le blanc d'Espagne très léger au début par sa teneur en eau, diminuait de volume au fil des jours, devenant une pâte ferme que l'on ne pouvait extraire des fosses qu'au bout de 1 à 2 mois. Il était extrait à la pelle et déposé sur des dalles de calcaire, qui avaient pour propriété d'absorber l'eau résiduelle. Par beau temps, cette pâte restait environ 24 heures sur ces pierres en forme de plateau.

A quoi était destiné le Blanc d'Espagne ?:

    Il était commercialisé sous deux formes : en poudre livrée par sacs de 50 kg (seulement après guerre de 1918) ou en petits pains cylindriques façonnés à la main. On en faisait des sortes de boudins d'environ 1 m de long sur 5 cm de diamètre. On les découpait ensuite en sections de 8 cm. Ces morceaux étaient terminés à la main pour être déposés sur les mêmes plateaux de calcaire, et on les plaçait lendemain sur des séchoirs pouvant en recevoir environ 3000 chacun.
    Suivant l'état du temps, il fallait en moyenne un mois pour un stockage total permettant la vente. Ces "bandes" de blanc étaient livrées dans des drogueries du secteur (La Fère, St Quentin, Chauny) et des verreries telles que celle de Folembray, qui en consommaient de 3 à 4000 par an. En effet, les souffleurs de verre de l'époque utilisaient le blanc d'Espagne pour marquer les bouteilles conformes créées dans une journée, ainsi chaque ouvrier pouvait être payé selon le travail accompli.

 "Voilà, pour cette première installation édifiée par deux hommes de grande valeur manuelle."

Disparition de la première installation:

    C'est à cause de la guerre de 1914  et de ses nombreux bombardements que la première installation ("archaïque") fut totalement détruite. 

La Seconde Installation et la Fin du Blanc d'Espagne:

    Une Seconde Installation fut édifiée dans les années 1920-21. C'est l'Usine Garin de la Vallée au Blé qui se chargea de la reconstruction.

    Comme nous le savons, le bilan de la Première Guerre fut très lourd. Afin de "tout reconstruire, et au plus vite", il fallait entre autres des matériaux tels que du mastic de vitrier.

"Mais quel rapport avec le blanc d'Espagne ?" "C'est très simple"

     Le blanc d'Espagne était l'ingrédient essentiel du mastic (à plus de 85% de sa composition, le reste faisait appel à l'huile de lin pour un mastic de haute qualité).

"Quel fut le problème?"

    Malheureusement, la fabrique de Nouvion ne put assurer de rendements annuels suffisants pour répondre à la demande.

"Il aurait fallut entreprendre beaucoup de modifications sur l'installation mais Léon Blin, le successeur se contenta de sa production."

"Que c'est-il passé?"

    Le fils de Léon Blin aurait voulu transformer cette installation de rendement médiocre. Mais, le père a maintenu sa décision : " on reste comme avant ". 

    Ce fut la rupture familiale.

    Alors son fils fit carrière d'électricien au S.E.S. de Tergnier. Homme à toutes mains ayant eu un grave accident au cours de son travail, la SNCF l'employa à diverses fonctions : dépannage de moteurs, chef d'équipe, constructeur d'une première machine … ‚ purer le ballast des voies,
d'un appareil dérouleur de schéma imageant la ligne Creil-Erqueline, d'un appareil à laver les signaux sans monter sur le train, inventeur de la première machine à laver automatique en 1942-43, .......). Cette énumération n'est qu'un aperçu des nombreux travaux effectués au cours de sa vie.

     L'on peut comprendre que ce garçon dans son époque ( 89 ans aujourd'hui et c'est moi pour vous saluer ). 

"Je crois fermement qu'il aurait été dans mon pouvoir de transformer cette installation. La rendre rentable pour répondre positivement à ces demandes importantes. Mais  voilà ; l'Homme propose et Dieu dispose dit le proverbe. Nous ne pouvons ainsi, que nous incliner devant ce que nous impose: la vie?"

                                   Jean Blin.   

 







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